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Paysages belges

Dans les années 80, j’ai décidé de représenter la Belgique par des paysages. Et j’ai choisi la côte belge. C’était fait au rouleau, de l’acrylique sur de la jute en vrac, format 120 sur 100, il y a du vert, du blanc, du bleu, du sable. Il y avait un côté faux Turner, assez lumineux, quelque chose de très reposant pour un salon !

Par après je vais travailler sur les couleurs belges et dans les années nonante, je réunifie le pays. Ce sont des peintures à l’huile, des jets d’huile qui se mélangent en travaillant sur l’impulsion du moment.

 

Puis, je trouvais des croûtes sur des brocantes, j’effectuais un choix, c’étaient souvent des paysages de peintres amateurs, je barrais le nom de l’artiste et j’y substituais ostensiblement le mien.

 

Autre perspective : je prends un cadre trouvé et je signe Bucquoy sur le mur. Il n’y plus de ready made, ce n’est plus que le ready. On échappe à la logique du marché. Avec la signature sur le mur on ne peut plus emporter l’oeuvre. On arrive à la non commercialité de l’objet. Je « désobjective » l’art et je montre que je suis à la recherche de quelque chose d’autre que le commerce de l’art.
Aujourd’hui, j’aimerais faire un paysage pour chaque pays afin que cela suffise pour voyager et arrêter ce flux de touristes inutile, fatiguant et polluant. On pourrait se suffire du poster du pays dans lequel on veut voyager, pendant les vacances, on le mettrait dans son salon. On le regarderait de temps en temps pour s’attaquer à l’essentiel : trouver des stratégies pour changer le monde.

 

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© 2018 Jan Bucquoy

Par Linéale